Les informations sont fort rares sur cette période. L'exil anglais Dès l'été 1756, une terrible épidémie de variole atteint les quatre groupes, faisant de très nombreuses victimes. Pendant les mois d'automne, froids et humides, de la Cornouaille anglaise, 61 personnes d'origine acadienne, seront inhumées dans le petit cimetière de la paroisse Saint-Gluvias à Penryn. Les trois autres communautés connaîtront sensiblement la même hécatombe. L'épidémie de variole passée, les Acadiens s'organisent en communauté de vie et de famille pour survivre en attendant la paix. Les groupes familiaux se reformeront de manière à prendre en charge les plus faibles. Les Anglais sépareront les Acadiens du reste de la population ouvrière. L'Amirauté décidera même que «tous les Neutres ont interdiction de travailler afin de prévenir la clameur des ouvriers dans les villes où ils résident». (Il y aura cependant quelques entorses à cette stricte interdiction, notamment à Penryn et Southampton.) Il est décidé de leur verser une allocation de subsistance de six sous par jour et par adulte, et trois sous par jour pour les enfants de moins de sept ans - c'est beaucoup par rapport à l'ouvrier anglais de cette époque. Le versement de cette allocation est irrégulier mais, la paix arrivée, les Anglais demandent à la France de rembourser les frais engagés pendant la détention des Acadiens. Les deux premières années, la mortalité infantile limite la croissance de la communauté acadienne. Fin 1762, on dénombrera 149 enfants de moins de sept ans, la grande majorité sur le sol anglais. |
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