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St Pierre et Miquelon

 

SAINT-PIERRE-ET-MIQUELON

Le 11 juin 1536, sur son chemin de retour du Canada, Jacques Cartier s'arrête aux iles Saint-Pierre où il trouve plusieurs navires "tant de France que de Bretagne".
Louis XIV crée une colonie française à Terre-Neuve ayant pour capitale Plaisance, dont fait partie l'Archipel. Des habitants permanents s'installent à Saint-Pierre. Pendant la guerre de la ligue d'Augsbourg, (1689-1697), l'île de Saint-Pierre est pillée trois fois. Pendant la guerre de succession d'Espagne (1702-1713), elle est pillée six fois. Les Saint-Pierrais abandonnent l'île pour Plaisance et ne reviendront qu'à la fin de la guerre. Mais par le traité d'Utrecht, l'archipel devient anglais. La population est évacuée vers la France.

Par le premier traité de Paris (10 février 1763), la France cédait toutes ses possessions au Canada y compris les îles du Cap-Breton et Saint-Jean. Le Roi de Grande-Bretagne cédait les îles de Saint-Pierre et Miquelon pour que les pêcheurs français puissent se reposer, travailler, entreposer et s'abriter. Saint-Pierre et Miquelon devient une destination privilégiée pour les Acadiens revenus en France et qui ne rêvent que de repartir pour l'Amérique.
Mais en 1778, l'archipel est occupé par les Anglais qui renvoient la population en France. Puis en 1783, par le traité de Versailles, il est restitué à la France. Les habitants reviennent occuper les îles jusqu'en 1793, où ils sont de nouveau rapatriés en France par les Anglais. (Liste des marins français partis pour Boston en 1793)
Ce n'est qu'en 1814; par le deuxième traité de Paris, que la France retrouve ses droits de pêche et de sêcherie à Terre-Neuve et récupère définitivement Saint-Pierre-et-Miquelon.

« Si l'histoire des Acadiens fut marquée par des chasses à l'homme, des emprisonnements et la déportation, celle des Acadiens de Saint-Pierre-et-Miquelon fut encore plus tragique que celle de tous les autres. Alors que les Acadiens d'ailleurs ont connu une vie relativement paisible après le traité de Paris, ceux des îles Saint-Pierre-et-Miquelon ont continué à être dépouillés de leurs biens, emprisonnés et déportés plusieurs fois, jusqu'en 1816. ».

                   Michel Poirier           Les Acadiens de Saint-Pierre-et-Miquelon.         Ed. d'Acadie 1984.

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