Acadie |
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Les Acadiens et le Canada
Au moment de la
déportation, le nombre d'Acadiens était d'environ 15 000 personnes.
Il est bien difficile de connaître le nombre de ceux qui demeurèrent,
ou retournèrent, sur le continent américain. - Certains avaient
choisi de partir s'installer sur l'Ile Royale, l'Ile St Jean et échappèrent,
au moins provisoirement, à la déportation.
- Il y eut ceux qui
se cachèrent dans les bois et remontèrent sur la région
de Québec.
- Il y eut ceux qui prétèrent serment au Roi d'Angleterre et prirent
le parti des loyalistes Anglais dans leur lutte contre les rebelles,
que nous appelons maintenant les Américains.
- Il y eut ceux qui suivirent les recommandations de Lafayette, et devinrent
eux-mêmes des rebelles à la couronne d'Angleterre.
Après le traité de Paris, les déportés vers les colonies anglaises d'Amérique purent revenir s'installer sur des terres laissées libres par les nouveaux occupants de ce qui était l'Acadie, ils purent gagner la Louisiane ou même rester la où le sort les avait mis.
Malgré le
"Grand Dérangement", le plus grand nombre de descendants des
pionniers qui fondèrent l'Acadie se trouve, certainement, aujourd'hui
au Canada. Parce qu'un grand nombre réussit à rester ou à
revenir en Nouvelle France mais aussi par ce que l'on a appelé le "miracle
des berceaux". En effet, ces familles d'origine française ont continué
à avoir un grand nombre d'enfants, comme il était d'usage lors
de leur départ. On estime leur présence sur le continent américain
à 2 millions d'âmes.
Le territoire de l'ancienne Acadie s'est peuplée au cours du XVIIIe siècle de plusieurs milliers de colons d'origine anglaise, allemande, écossaise, irlandaise, sans parler des Américains de la Nouvelle-Angleterre qui, après l'indépendance des États-Unis, voulurent rester fidèles à la Couronne britannique et vinrent s'installer dans la province. Nombre de ces loyalistes qui s'étaient établis au nord de la baie de Fundy, à l'embouchure du fleuve Saint-Jean, furent bientôt assez nombreux pour demander que leur territoire soit élevé au rang de province (sous le nom de Nouveau-Brunswick) et détaché de la Nouvelle-Écosse. Ce qui fut fait en 1784. Malgré ces arrivées massives, au Nouveau-Brunswick, les Acadiens forment encore le tiers de la population. Cette concentration a fait que les Acadiens ont continué à se marier entr'eux, cette concentration a permis à la province d'être officiellement bilingue, elle entretient un fort sentiment d'appartenance au peuple acadien, catholique, francophone, ayant son propre drapeau, sa propre culture, son histoire et sa fête nationale le 15 août.
Donnons la parole à ces "Canadiens français" d'origine acadienne.