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BRISTOL

Une semaine après leur arrivée, les Acadiens « paraissaient contents de leur sort », lorsque quelques-uns tombèrent malades. On transforme aussitôt une maison en hôpital de fortune, mais hélas ! quelques jours plus tard, on compte plus de soixante-dix malades. Le 7 août, l'épidémie est si grave que tout un entrepôt est transformé en hôpital. La variole se déclare en même temps à Liverpool et à Falmouth, ce qui prouve que la maladie vient certainement de Virginie, l'incubation ayant eu lieu sur les bateaux. L'épidémie est si grave, les morts si nombreux - le tiers de la population acadienne - que ce drame vient aux oreilles du roi de France, qui se plaint auprès de Charles James Fox de la façon inhumaine dont on traite les Français d'Acadie. Outré, le département médical réplique que ces accusations fausses, indécentes et absurdes sont particulièrement déshonorantes pour la nation anglaise, qui respecte strictement les lois humanitaires. D'ailleurs la mortalité constatée ne dépasse pas le chiffre habituel dans un pareil cas. Pourtant, lorsque l'Amirauté fait son enquête, les médecins répondent que la médecine est impuissante parce que les malades sont trop nombreux « à se vautrer par terre, au même endroit, s'infectant les uns les autres de leur odeur nauséabonde et de leurs effluves... ».

 

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  D'après "Les Acadiens de l'Atlantique" de Jean-Marie Fonteneau. Editions OUEST-FRANCE - 1996
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