Carte
Participants
Véhicule
Plan de voyage
Caractéristiques
Du 18 au 22 mars
Du 23 au 26 mars
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Ce sont donc huit personnes qui prennent place à l'intérieur du véhicule, les trois postillons et le domestique voyageant sans doute sur l'attelage ou sur le siège extérieur. M. Roger et M. Clartière ne vont pas au-delà d'Ancenis et de là regagnent Nantes. M. d'Espivent est peu loquace sur le type de la voiture utilisée : il nous parle de «Ia voiture lente qui nous conduisit au grandvillage» -ainsi nomme-t-il Paris- et plus loin «d'un carrosse».

Nous ne savons pas si la voiture est la propriété de la famille Montaudouin ou si elle a été louée. Peu de détails également sur l'attelage qui tire le convoi. Les chevaux semblent retenus à la messagerie. C'est ce qui se passe, en tout cas, à l'étape d'Angers. En 1771, il n'est pas encore possible d'utiliser les chevaux de poste dans les relais, pour atteler les diligences. La décision est prise par Turgot en 1776. Aussi notre conteur doit faire erreur lorsqu'il nous affirme le jour du départ de Nantes : «Nous courûmes la poste jusqu'à la dînée». -entendez le déjeuner-à Oudon, On voit mal une voiture si chargée tenir le galop. Une malle-poste à l'époque, n'accepte qu'un ou deux voyageurs, afin de ne pas réduire sa vitesse. D'ailleurs il ajoute «nous parcourions chaque jour dix lieues au plus», soit une quarantaine de nos kilomètres.

Partis de Nantes le 18 février, les voyageurs arrivent à destination le 26 du même mois. Ceci correspond tout à fait aux délais de route des voitures publiques coches ou carrosses décrits dans l'«Indicateur Fidèle» de Michel et Desnos. Huit à neuf jours sont nécessaires pour accomplir le trajet. Et n'oublions pas que ce voyage a lieu en plein hiver ; les jours sont courts et une partie du parcours s'effectue quotidiennement de nuit. Heureusement, il n'y a pas d'intempéries particulières à cette date. Le beau temps est de la partie sauf à partir de Ponchartrain et Versailles où il pleut.