Il nous faut d'abord faire connaissance avec les participants à ce voyage car il s'agit d'un déplacement en famille. |
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«Le 18 février, nous nous mîmes en route au nombre de onze personnes : M. et Mme Roger, Mlle Montaudouin, M. Clartière, deux femmes de chambre, trois postillons, un domestique et moi.» Moi c'est le conteur, c'est-à-dire un des fils de Pierre-Antoine d'Espivent de la Villeboisnet et de Elisabeth Geneviève Montaudouin, peut-être Pierre-Sébastien Daniel, baptisé en l'église St Nicolas de Nantes le 20 janvier 1754, ce qui lui fait dix sept ans en ce début de 1771 ou alors son frère Guillaume baptisé en cette même église le 28 novembre 1757, mais c'est peu probable car a treize ans et demi, on est encore bien jeune. «J'avais le bonheur d'accompagner deux estimables tantes». Ce sont les soeurs de la mère du jeune homme : Mlle Montaudouin et Mme Roger. En effet Rose Eulalie Montaudouin a épousé, toujours en la paroisse St Nicolas, le 31 décembre 1765, Philippe-Vincent Roger, écuyer, sieur du Plessis-Glain, de la Jarie, la Bazouinière, la Mouchetière, Conseiller du Roi et son Lieutenant Général, Commissaire Enquêteur, garde-scel du siège de l'Amirauté de Nantes. Quant à M. Clartière, c'est aussi un Montaudouin qu'on désigne par son titre de Sieur de la Clartière pour le distinguer des autres membres de la famille (1). Il n'est pas besoin de présenter aux Nantais cette célèbre dynastie de négociants armateurs du 18e siècle. Leur souvenir est encore conservé dans la ville avec la rue Montaudouine près du port, et le magnifique hôtel à colonnes de la place Louis XVI, actuelle place Maréchal Foch, construit par l'architecte Crucy. (1) Les renseignements d'ordre généalogique sur la famille
Montaudouin ont été puisés dans les registres paroissiaux de Nantes, d'après
le fonds Vicomte de FRESLON, Archives Départementales de Loire-Atlantique
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