L'ADIEU à la PROVENCE

Le patronyme Coste est originaire de la provence. François, celui qui partit en Acadie, est né à Martigues dans les Bouches-du-Rhône, comme son père et son grand-père.

Lorsque l'on connaît cette région bordée par la Méditerranée, qui abrite l'étang de Berre, d'un climat si agréable que les cigales y chantent tout l'été, l'on est surpris qu'un jeune homme d'une vingtaine d'années ait eu l'envie de la quitter.
Les temps étaient très durs. La France, après de longues années de guerres étrangères, avait connu la ruine et la misère pendant et après la Fronde lorsque naquit François, en 1673. Mais sous le règne de Louis XIV, la situation s'est améliorée.
La façon de recruter les matelots l'a-t-il poussé au départ. L'enrôlement forcé a été remplacé par Colbert qui a jeté les base de l'inscription maritime en 1673 : ceux dont les parents vivaient de la mer, ou qui exerçaient une profession en rapport avec elle, devaient se faire immatriculer. Ils étaient répartis en trois ou quatre classes, suivant la région où ils habitaient, et devaient être à la disposition du roi chaque année, à tour de rôle. Cet édit suscitera une très grande hostilité qui entraînera le retour à l'enrôlement forcé. François a-t-il préféré le choix de sa destinée aux vaisseaux du roi ?
Est-il parti comme membre d'un équipage et a-t-il été séduit par l'aventure ?
Lorsque son petit-fils François Coste fait le trajet inverse, sait-il que son grand-père habitait la Provence. Il s'établit là où le "Hunter" l'a débarqué, à Nantes. C'est ici que se sont installés la majorité de ses cousins, les Acadiens.
Certains de ses descendants s'incrusteront dans la région nantaise, la presqu'île guérandaise, la Vendée. D'autres remonteront en Bretagne, d'autres dans la région du Havre, d'autres à Lyon, d'autres à Paris. Certains retourneront en Amérique, au Canada ou à Saint-Pierre-et-Miquelon.
Les métiers de la mer attireront nombres de membres de cette familles. Les bateaux de leurs ancêtres remplissent les rêves de leurs petits-enfants.
Et c'est toujours un plaisir d'accueillir ou de recevoir des nouvelles d'un descendant de François Coste, notre lontain ancêtre. Celui qui rendit notre famille si particulière.

Daniel BURGOT - Au Croisic en février 2002 -

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